Ne demandez pas à un designer de dessiner un pont, demandez lui plutôt un moyen de traverser une rivière

Université d'été

Décembre 2012

De Darwin à la Biennale de Saint Étienne en passant par les insectes rémois …

L’empathie ou l’expérience de l’autre

À l’occasion de la Biennale de design de St Etienne, Particule 14 emprunte le thème de cette 8e édition consacré à l’empathie, une faculté à fort potentiel humain qui pourrait bien éclairer d’un jour nouveau l’actuelle crise post industrielle.

Comme le dit Thierry de Beaumont, rédacteur et membre de l’association, « Particule 14 fonctionne à l’empathie, et ce, depuis sa création il y a un an et demi… Ce groupe d’énergies et de sensibilités différentes interagit de façon inédite : ensemble, séparément, unis, mais différents. L’énergie contenue dans les particules est considérable, mais elle n’existerait pas sans les interactions qui s’établissent entre elles. »

Projects

De l’empathie, il en a fallu et il en faudra encore dans la réalisation de cette exposition, où sont intervenus à la fois les membres du collectif Particule 14  et deux partenaires, la Tôlerie Forézienne (spécialiste en mobilier métallique) et Concrete LCDA (concepteur et fabricant de mobilier en béton).

L’âge du faire
Biennale internationale de design de Saint Étienne
Du 14 au 31 mars 2013
www.biennale-design.com/saint-etienne
Cite du Design, bâtiment manufacture H

Design & Enfance
Le jeu sous toutes ses formes sur le salon Playtime

Sous la direction artistique de Marine Peyre et Marie Czapska, la première édition de PlayWithDesign, a pour thème « le jeu sous toutes ses formes ».
À l’occasion de cet événement, né du désir d’offrir de nouvelles sources de réflexion dans l’univers du design pour enfants, seront présentés les projets Cocoon de Mathilde Brétillot et Zéosaurus de FX Ballery.

PlayWithDesign est un appel à projets auprès de 10 designers dont les parcours et l’expertise montrent une sensibilité propre à faire évoluer l’environnement domestique des enfants. Formes imbriquées, monticules à construire et à gravir, éléments modulables à l’infini… les prototypes présentés témoignent d’un désir de s’affranchir des codes établis et inaugurent un nouveau répertoire de formes et de fonctions. Ces créations sont réalisées en partenariat avec les sociétés françaises Confort Mousse (chargé de définir les contraintes techniques) et Griffine Enduction (spécialisée dans la fabrication de tissus enduits).

Zoésaurus de FX Balléry

Zoésaurus c’est avant tout le plaisir de faire un projet avec ma fille, Zoé, 6ans. De partager, d’observer, d’écouter ses envies, ses centres d’intérêts, ses rêves et de mixer tout cela avec mes capacités de “papa-designer”. C’est d’ailleurs par le jeu (et un jouet en particulier) qu’est venue ma vocation de designer… FX Balléry

zoésaurus
L’enfant a cette superbe capacité de jouer avec des objets qui n’ont pas été conçus pour cet effet : il peut utiliser un lit comme un trampoline, transformer une table en caverne etc.

Partant de ce constat, FX Balléry imagine un mobilier capable, par ses formes, ses couleurs, ses matières d’accroître cette notion de jeu chez l’enfant et de stimuler son imaginaire et sa personnalité.
Résultat d’une fouille archéologique imaginaire, Zéosaurus propose un vocabulaire de 3 familles de formes propices à créer un univers de jeu personnel :
- des formes « architectures » pour se cacher, construire un abri, se glisser à l’intérieur ;
- des formes « meubles » pour s’allonger, sauter, grimper ;
- des formes « objets » à déplacer, empiler, lancer.

Zoésaurus n’a pas de règle. C’est à la fois un jeu en soi et un support pour d’autres aventures.


Cocoon
de Mathilde Brétillot

Playtime
Ma vision du jeu dans le mobilier pour enfant ?
Un mobilier transportable, démontable, re-montable. Un mobilier qu’on peut « habiter ». Un mobilier à géométrie variable. Un mobilier soft, un jeu.
Mathilde Brétillot

Cocoon s’inscrit dans le prolongement du projet Scoudoudous réalisé en partenariat avec la société française de textile Collégien. Cette balançoire pour enfant conçue comme un cocon présente une enveloppe douce et rembourrée, à la fois graphique et ludique permettant à l’enfant de « s’envoler » en toute sécurité.

Recouverte de maille tricotée, elle évoque à la fois le doudou contre lequel l’enfant peut se blottir et la petite cabane tressée oscillant entre les arbres.

Playwithdesign
Du 26 au 28 janvier 2013

Parc Floral, Pavillon des Cèdres
Route du Champ de Manœuvre, 75012 Paris
www.playtimeparis.com

 

Le Cha Bar de Normal Studio à New Delhi

Librairie_finale

Normal Studio vient de réaliser une librairie-salon de thé installée dans l’architecture coloniale de la place Caunaught au cœur de la capitale indienne. Inspirés par cet espace public cosmopolite, Éloi Chafai et Jean-François Dingjian ont souhaité en conserver l’originalité pour imaginer le Cha Bar en un café archétypal là la fois sophistiqué et décalé, un lieu de pose dans le centre animé de Dehli ou l’on peut se sentir ailleurs… pourquoi pas à Paris.

Cha-Bar Final

Le Cha Bar
Statesman House
148, Barakhamba Avenue
Connaught Place, New Delhi

 

Un jardin vertical pour la façade de l’ESAD de Reims

Réalisation dirigée par le designer Patrick Nadeau

Au printemps 2013, les étudiants de l’atelier « design végétal » de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Reims participeront à l’aménagement d’un jardin vertical implanté à l’angle de la façade de leur école. Cette réalisation qu’ils ont imaginée fait appel aux dernières techniques et au travail de conception qui leur sont enseignés par Patrick Nadeau, fondateur de l’atelier de « design végétal ». Grâce à cet aménagement, le bâtiment, situé dans l’axe de la cathédrale de Reims, deviendra un signal fort de biodiversité dans la ville.

Sous l’impulsion de l’architecte-designer Patrick Nadeau, rejoint en 2009 par Sara Lubtchansky, l’ESAD développe un enseignement original en design végétal. On s’y intéresse aux problématiques liées à l’introduction du vivant dans l’environnement construit, à l’échelle de l’objet et des espaces de vie, intérieur et extérieur. Le végétal y est regardé autant comme matériau architectural que comme composant pour les objets, et référence pour le design.
Dans le cadre de cet enseignement et dans la perspective du grand projet urbain Reims 2020, il a été envisagé de réfléchir à une végétalisation de cette façade. À la différence du « mur végétal » tel que le botaniste Patrick Blanc le conçoit à travers le monde – dont le système de feutre exige en particulier des pompes et des arrosages assez complexes- le procédé de Patrick Nadeau et de ses étudiants est plus sélectif : leur jardin vertical requiert des végétaux  peu gourmands en eau, bien adaptés au climat champenois, fonctionnant en écosystème et nécessitant peu d’entretien.

Alors que le toit de l’école accueille déjà des ruches, le projet consiste donc à transformer la façade en un biotope où cohabiteront plantes, insectes et oiseaux. Dans une réciprocité que l’on observe dans la nature, les insectes permettront aux plantes de se reproduire, tandis que la flore servira de réservoir alimentaire et de refuge à toute une petite faune.

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facade_croquis_pers

 

 

Nous remercions les étudiants de l’atelier de design végétal travaillant sur le projet :
Elodie Elsenberger
Bérénice Garnier
Laurianne Laforet
Sarassa Mitsui
Martin Vauthier

Pour aller plus loin :
Végétal Design : Patrick Nadeau
Patrick Nadeau et Thierry de Beaumont

Editions Alternatives 2012